Les Mules 2018-05-29T12:25:34+00:00

Thalès et Bibiche

Ce sont les compagnons équidés de NoMad.

Thalès et Bibiche, frère et soeur, sont deux mules issues d’un âne Grand Noir du Berry et d’une jument demi-comtoise/selle française.

Bibiche est la mule de selle. Thalès porte le bât et toutes les affaires.

En juillet 2016, je les ai récupérées dans les environs de Lyon chez un maréchal-ferrand à la retraite qui les a vues naître. Un de ses ânes s’est échapé de sa pâture par deux fois pour aller saillir la jument.

Thalès, 7 ans quand je l’ai eu, vivait à l’année avec sa mère dans un grand pré. Quant à Bibiche, 5 ans, elle était restée sauvage dans un troupeau de juments.

Déjà adultes, ils n’avaient jamais été manipulés par l’homme. Pour bien connaître ses compagnons de voyage, NoMad s’est fait un défi de les éduquer, selon la méthode éthologique.

Et quel défi ! Des mules, adultes qui plus est, sont, aux dires des professionnels, ce qu’il y a de plus difficile à éduquer.

Cela a duré deux ans :

  • il a fallu se former à l’éthologie pour bien comprendre leur psychologie, leur besoins ;
  • les apprivoiser en développant leur confiance en l’homme, à suivre en longe, à l’attache, donner les pied, les désensibiliser et leur apprendre les bases du respect ;
  • les former aux fondamentaux du travail à pied, en selle et au port du bât
  • les entraîner en améliorant leur endurance, leur patience, leur tolérance à différentes situations (passage d’eau, routes, camion, animaux etc.)

Ce travail ne fut pas sans difficultés ni dangers ! Maintes fois, les spécialistes et et éthologues auprès de qui je suis allée chercher conseil m’ont affirmé qu’il fallait “les mettre au couteau”, que je n’en ferai jamais rien. Ils m’ont répété que des mules, adultes qui plus est, sont ce qu’il y a de plus difficile à éduquer. Je crois pourtant qu’on peut apprendre à tout âge, avec du temps, beaucoup de patience et de la pugnacité.

Geneviève Crassat de la ferme de la Fontaine à Montcléra (46) a cru en moi et bien compris que si je ne parvenais pas à les éduquer, personne n’aurait cette patience. Elle m’a donc épaulée, conseillée et formée aux principes d’éducation de l’éthologique équine. Ensemble, nous avons passé un temps infini à les observer afin de développer des exercices spéciaux, adaptés à leur besoins individuels.

Un immense merci à Geneviève !